Emile et Marie

Emile & Marie, Céramiste et bijoutière à Lyon

photos : Noémie Wonder 
#ceramique #creatrice #lyon

" C'est gratifiant de savoir que la pièce que l'on crée a trouvé sa place. Un objet il n'est que de passage entre nos mains créatrices, il a pour finalité de partir vers un ailleurs.
Peux-tu nous parler de tes masques fétiches

J’ai un rapport aux masques très sensible et fort lié à mes racines. Les masques africains ont toujours fait parti de mon environnement. Mon père est un passionné d’art et d’artisanat qui voyageait beaucoup en Afrique noire pour son travail, j’ai baigné dans mon enfance entourée de ces objets qui ont une charge émotionnelle importante et puis ma mère étant guadeloupéenne la quête de nos racines africaines, malheureusement impossibles à retracer, à toujours fait parti de moi. Le masque est donc un objet qui interroge mon histoire familiale et personnelle, mon rapport à l’universel et à l’autre. Pour l’anecdote avant d’être un objet de décoration mural, le Fétiche était un présentoir pour mes boucles d’oreilles que j’avais créé pour la scéno de mon stand à Hôtel Bohème. Au cours du week-end plusieurs clients m’ont demandé s’ils étaient à vendre pour les accrocher au mur donc à la fin du week-end je n’avais plus de présentoirs (les 3 avaient été réservés) et j’ai décidé d’en faire une collection de masques muraux. J’ai adoré l’idée du détournement d’objet par mes clients, une belle collab !
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Et l’histoire de tes suspensions Arty 

Ce sont des pièces que je fabrique avec un plaisir renouvelé. J’aime la multiplicité de leurs formes très organiques que je découpe à la main dans la terre crue. J’aime les observer pendant le temps de séchage, durant lequel il faut les couvrir / découvrir / asperger avec de l’eau pour pas qu’elles ne sèchent trop rapidement. Ensuite une par une, il faut les poncer, affiner les formes, l'arrondi des angles. Apposer les couleurs avant l’émaillage final 
est une des partie que je préfère. C’est une phase il faut être posé, calme, c’est très méditatif, ça me plonge dans une autre temporalité. L’ouverture du four est aussi un super moment fait d’appréhension car la matière vivante qu’est la céramique réserve parfois des surprises et une immense joie quand on est satisfait du résultat, qu’on a su s’adapter un peu l’une à l’autre car on a composé avec les contraintes de chacune. 

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- l’oeil : Suspension MON OEIL !   

L’idée m’est venue car c’est un élément du corps auquel je suis très attentive.
Par l’œil passe notre vision des autres, de soi, du monde qui nous entoure et je dis cela avec le prisme d’une personne voyante car j’ai bien conscience qu’il n’est pas indispensable à notre perception, il est un des éléments. Au-delà de l’œil, réduit à ce qu’il nous permet de percevoir, j’aime l’idée du regard porté, de la bienveillance, il n’est pas pour rien un symbole de protection. Mes suspensions que j’appelle aussi bijoux de murs sont des petits objets bienveillants à suspendre partout.   

 

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De quelle region es-tu originaire ? Et où-habites tu ?

Je grandi en banlieue parisienne, j’ai quitté Paris quand j’ai eu ma première fille peu de temps après la soutenance de ma thèse en quête d’une meilleure qualité de vie. Aujourd’hui on a posé nos valises à Lyon après avoir vu du pays. C’est une ville très agréable à vivre, qui à une vie culturelle et artistique dense, des infrastructures bien pensées, une grande ville qui a su redonner sa place aux habitants avec beaucoup d’espaces verts, ou encore à l’exemple des rives piétonnes et des parcours d’art urbain qui les rythment. C’est une ville à 2h30 de la mer ou 1h30 de la montagne. On a la chance d’avoir un lieu de vie proche du centre mais au calme. Déjà l’envie de bouger pointe son nez, on est adepte du renouvellement et de la découverte, peut-être à l’étranger...

 
Quel est ton nom de marque ? 

Ma marque se nomme Émile & Marie. Je suis Marie et je travaille seule mais non je ne suis pas schizophrène ! Il faut dire que mon activité principale en dehors du travail de la céramique est artisan bijoutière et Émile le prénom de mon arrière grand-père qui était joaillier – orfèvre au Mans. Quand j’étais petite je regardais ses pièces avec admiration face à la complexité et à la minutie de ses créations et on a toujours conservé quelques outils et boîtes à trésor qui sont les boîtes dans lesquelles il rangeait ses petits anneaux d’or et d’argent, ses perles précieuses... Aujourd’hui je travaille avec quelques uns de ses outils (maillets et poinçons) et je suis persuadée qu’il m’a indirectement transmis l’amour du savoir-faire, de la matière et donc le faire collaborer à cette aventure était simple et évident. 
 

portrait_atelier_reportage_EmileetMarie_marieCanonne_ceramiste_lyon_faitmain_artisan_artisane_france_artisanat_portrait_photocreditNoemieWonder_proprieteMaisonCreme

 

Quelle est ta formation ?

La particularité de mon travail est que je suis à la fois céramiste et artisan bijoutière, c’est aussi la force de mon travail de pourvoir mélanger les deux matériaux, croiser les techniques  pour créer des pièces originales, de la céramique dans le bijoux contemporain ce n’est pas si fréquent ! Je suis plutôt autodidacte en céramique, j’ai commencé à travailler la terre très jeune avant de prendre des cours à Lyon et aussi en Charente Maritime auprès d’une céramiste confirmée puis j’ai continué à développer ma pratique seule. 

Pour le bijoux c’est une autre histoire, si j’ai là aussi commencé à créer mes premières pièces très jeune vers 15 – 16 ans, quand j’ai décidé de changer de métier il y a 5 ans et de quitter le milieu des musées dans lequel je baignais depuis 10 ans, j’ai de suite su que je voulais créer mes pièces de façon artisanale et que cela passait par un apprentissage technique poussé. Je me suis formée aux techniques de la bijouterie joaillerie au Conservatoire des Meilleurs Ouvriers de France à Saint-Étienne il y a maintenant 3 ans. Dans la dynamique de l’apprentissage, j’ai passé mon CAP d’art et techniques de la bijouterie – joaillerie, un énorme investissement en temps et en énergie pour lequel il m’a fallut pendant un an après d’intenses journées au boulot travailler les cours de dessin technique, de gouaché, d’histoire de l’art du bijou etc en totale autonomie. Ce fut une période très intense dont je tire avec le recul une grande fierté tant la volonté d’y arriver a été moteur dans ce projet.

  
Un objet dont tu ne peux pas te passer ? 

Un carnet, j’en ai plein les tiroirs. Un jour je suis rentrée à la maison avec 4 nouveaux carnets et Juliane ma dernière fille m’a dit « maman non mais tu as plus de carnets que d’idées ! » un grand moment de fou rire, elle qui en plus est hyper empathique et attentionnée, ce petit tacle bienveillant a fait son effet. C’est surtout que je n’ai pas assez de temps pour les remplir oui ! J’aime cet objet j’y note des mots, des idées, des envies, y fait des croquis de pièces, des dessins de ce que j’observe, un élément d’archi, des gens attablés... C’est un objet - trace, un objet qui raconte, définitivement je ne saurais m’en séparer !  

 
Ton objet préféré ? 

Une statue de la fécondité fabriquée par un artisan camerounais et offerte par mes parents. Symboliquement c’est un objet fort pour moi qui ait été atteinte d’une grave MST et qui était censée ne jamais pouvoir avoir d’enfants et mes filles sont là pour montrer la force du désir de vie. Cette statue m’accompagne depuis près de 20 ans, je la change régulièrement de place aussi souvent que je change ma déco. De là à penser que j’ai un côté un peu fétichiste...très certainement. Je crois en tout cas à la transmission symbolique, à la force que l’on peut mettre dans un objet que l’on donne ou que l’on reçoit. C’est ce qui fait selon moi, sa valeur, bien au-delà de son prix.  

      
Quel est l’objet que tu as crée que tu préfères ? 

En bijouterie c’est une broche, mon accessoire fétiche (tiens encore ce terme...) j’adore en porter et j’aime en créer. C’est une pièce qui donne de suite de la force à une tenue. La mienne est un oiseau stylisé en céramique montée sur une pièce en laiton plaqué or, un oiseau clin d’œil à mon nom de jeune fille Loiseau. C’est aussi un être vivant que j’admire dans sa variété, ses couleurs, sa poétique... sur mon poinçon de bijoutier, qui n’est lisible qu’avec une loupe, figure un oiseau stylisé.  

Si je devais choisir une pièce en céramique, en cohérence ce serait mes suspensions L’OISEAU au design épuré car elles apportent de la poétique à un espace. 

 
Ta matière préférée ?

Toutes ! Tu mets le doigt sur le problème de ma vie. J’aime les matières, les toucher, les ressentir, mais aussi et surtout comprendre comment elles fonctionnent, leurs contraintes, leurs particularités, leur valeur ajoutée... si je m’écoutais je toucherai à tout. En ce moment j’ai une furieuse envie d’apprentissage du travail du verre. J’ai un souvenir enfant à Murano de souffleur de verre qui ne m’a jamais quitté dès que j’ai l’occasion de pousser la porte d’un atelier de verrerie je suis comme une dingue ! Mais si je dois choisir impossible de trancher entre métal et céramique elles sont tellement imbriquées dans mon travail quotidien que je ne pourrais faire l’une sans l’autre. 

 
Une destination ? 

L’Inde que je connais bien pour y avoir fait ma thèse d’ethnologie entre autre et aussi l’Asie du sud-est pour l’état d’esprit, la richesse des échanges humains que j’ai pu y faire, les odeurs etc Un pays ça vous touche par tous les sens. Je crois au final qu’il serait dur de privilégier une destination, je me sens pleinement citoyenne du monde et la richesse de l’autre, de la rencontre avec l’humain ou la nature peut se faire n’importe où.

 
Une couleur que tu aimes particulièrement utiliser ? Et pourquoi ? Qu’est ce que cette couleur t’évoque ?

J’utilise beaucoup le rose nude dans mes créations céramique, je la trouve apaisante, appliquée par touche ou pleine, jamais agressive toujours reposante pour l’œil. 

Sinon le vert, les verts, c’est une couleur capable de me procurer des odeurs végétales.  

 
Quel effet cela te fait de savoir tes objets dans une autre maison que la tienne voire même dans un autre pays ? Te l’es tu deja imaginé ? 

Ça donne du sourire ! Ça rend heureux, c’est plutôt gratifiant de savoir qu’il a trouvé sa place. Un objet il n’est que de passage entre nos mains créatrices, il a pour finalité de partir vers un ailleurs. 

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Cela te fait-il quelque chose d’envoyer la pièce au client ou à une boutique, qu’elle ne t’appartienne plus, même si c’est pour la savoir en lieu douillet.

J’aime découvrir les lieux ou les corps sur lesquels prennent place mes créations. J’adore quand les clients envoient des photos où te laissent un joli message pour te raconter leur histoire quand ils l’ont offert. Ça rend l’objet sensible et personnifié. 

 
Comment signes tu tes pièces ? Pourquoi ? Est-ce que ce ce signe a été long à choisir ? Quelle fierté en tires-tu ?

Je signe mes pièces en céramique avec une lettre d’imprimerie, un M chiné dans une brocante de Bruxelles. J’aime beaucoup la typographie et ce M me correspond bien. Il est ainsi très différent de mon poinçon d’artisan bijoutier. Ce dernier reprend les initiales de ma marque E & M ainsi qu’un dessin j’ai designé, un oiseau  un peu comme un mon animal totem. Le poinçon d’artisan est répertorié aux douanes françaises et permet de tracer l’histoire d’une pièce et atteste de sa fabrication par un artisan qualifié. Dans 200 ans si on retrouve une pièce et qu’on fait vérifier le poinçon on saura qui l’a fabriqué ! J’aime beaucoup cette idée de personne, d’artisan derrière l’objet. 

 
Ta playlist du moment ? 

La musique fait partie de mon quotidien, elle est vitale dans mon processus de création. J’associe parfois certaines pièces à un instant musical particulier. J’écoute des styles très différents en fonction de mes étapes de travail. Quand je suis dans ce que j’appelle mon « gros œuvre » comme préparer, taper la terre, ou travailler une plaque de métal au chalumeau je vais aller plus sur des sons rock, hip-hop et sur une musicalité plus calme, pour des étapes qui nécessitent de la concentration comme apposer les couleurs et les émaux.

Ma Play-list : 

Chvrches / Artic Monkeys / Chet Faker  / Oscar and the Wolf / Doomtree  ou encore Alain Bashung dont j’attends le nouvel album posthume avec hâte très touchée par la chanson immortels écrite par Dominique A.  

 
Une chanson qui évoque le mieux tes pièces ? Ou une bande son que tu écoutes souvent quand tu crées tes pièces ?

Pas un titre mais un live celui de Pablo Nouvelle concert Live at the appartment à Berlin totalement fan de ses univers

 
Donnes tu des prénoms ou surnoms à tes pièces ?

Nommer mes pièces est un vrai galère c’est pour moi compliqué j’ai longtemps hésité à leur donner des numéros par ordre de création, rien n’est jamais figé je n’ai pas de règle, je les nomme pour ce qu’elles m’évoquent.  

 
Dirais-tu de toi que tu es matérialiste ? 

Non mais je suis actrice d’une société assez matérialiste mais je ne suis pas dans l’accumulation, j’essaye de revenir à l’essentiel, de limiter l’impact dans mes modes de consommation. J’aime les objets utiles même si pour moi le non utile peut le devenir par ce qu’il transmets de bien être, de jolies pensées lorsque c’est un cadeau et tout cela peut contribuer à un équilibre. Je suis très attachée à la préservation de l’environnement. Je recycle mes chutes de terre avec laquelle je recrée des pièces ou fabrique ma colle céramique. Je recycle également celles de métaux, laiton et argent que je refonds pour fabriquer une nouvelle pièce, et je ne travaille qu’avec des produits non toxiques pour l’environnement ce qui n’est pas une mince affaire surtout en bijouterie ! Je suis pour une consommation raisonnée et responsable. 

 
L’artiste qui vous inspire le plus ? Pourquoi ? 

Un c’est dur de choisir … Un mouvement qui m’inspire dans mon travail, est celui des dadaïstes et en particulier le travail sur l’essence des formes et l’épure de Jean Arp. J’aime également Juan Miro, cette idée d’inventer un langage, un répertoire de formes, ça me parle beaucoup. 

 
Une recette de famille que vous aimiez particulièrement faire dans votre maison ? 

De cuisine ? Le colombo de poulet, c’est plein de saveurs, d’odeurs généreuses, douces et piquantes ça nous représentent bien, une famille métissée et une recette transmises par ma maman. 

  
Votre pièce préférée dans votre maison ?  Et pourquoi ? Ou raconte nous une anecdote qui a eu lieu dans cette pièce ?

Le salon ouvert sur la cuisine sans conteste. Un lieu de vie central pour la famille.
On a chacun des emplois du temps intenses et décalés, on prend plaisir à s’y croiser, s’y retrouver pour échanger, jouer à des jeux de sociétés, cuisiner ensemble. C’est notre espace cocon d’où l’importance d’une atmosphère et une déco à la fois paisible, foisonnante et gaie.  

 
Votre odeur préférée ? Une odeur préférée dans votre maison ? Cela vous rappelle quoi ? 

Celle de la pierre, j’aime les odeurs minérales, j’adorais gratter les murs de ma maison d’enfance,  j’ai un rapport très olfactif à ce qui m’entoure voir animal quand il s’agit de mes filles. 

 
Quand as tu réalisé la première vente d’une de tes créations ? À qui ? Où ? Racontes nous un peu comment cela s’est passé et ce que tu as ressenti ?

Sur l’île d’Oléron, à 18 ans mon premier marché d’artisanat avec des bijoux que je fabriquais avec du bambou ! Une immense fierté de voir mes premières créations plaire et se vendre et l’appréhension de me faire repérer par les responsables du marché car j’avais squatté une petite place sur le stand d’une amie, aujourd’hui je fais tous dans les clous si si promis:-) et puis à l’époque on avait pas de site web pour faire connaître son travail, il fallait aller se frotter en direct aujourd’hui c’est ce que j’aime particulièrement dans des événements de créateurs, cette rencontre avec ta clientèle, qu’est ce que c’est riche ! Je n’en fais pas beaucoup 4/5 par an en moyenne mais c’est vital et je suis très heureuse de constater que j’ai un panel client super large de 16 à 70 ans !      

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Jalouses-tu le travail d’un(e) autre ? De qui et pourquoi ? 

Jamais jalouse d’un travail mais souvent admirative de ce qui se cache comme processus créatif, derrière une pièce finie. J’aime beaucoup le travail de la designer India Mahdavi, les créatures objets en fibre de Haegue Yang et surtout j’aime le travail artisanal, mon grand rêve serait de faire chaque année un voyage à la rencontre d’un artisan, de ses techniques comme un tour du monde des savoir-faire rien que d’en parler ça me fait vibrer, il va falloir que je me mette sérieusement à sa réalisation !   

 
Quelle est la chose que tu estimes vraiment chanceux d’avoir ?

D’être bien entourée par ma famille, les gens qui me sont précieux, être ensemble et savoir qu’on a des piliers, c’est inestimable.  

 
As-tu un projet particulier d’objets en tete que tu aimerais nous dévoiler ? 

Fan de fleurs, j’aimerais travailler sur la création de sculptures florales en laiton et céramique. Je jette pour l’instant des idées mais j’ai hâte de passer aux prototypes ! J’aime ces petits objets qui prennent peu de place mais qui impriment une touche forte et contribuent à créer une atmosphère. 

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